Hello, goodbye : notre vie est une série de rencontres. Elles passent près de nous comme les villes sur notre route. Éphémères ou durables, impromptues ou préméditées,agréables ou décevantes,elles finissent pourtant par nous marquer. Parfois,un visage reste en tête durant des mois, première vision au lever du soleil, et dernière pensée avant de rejoindre Morphée. Et parfois, d'une situation particulière apparaît comme un mirage une personne oubliée. "L'enfer c'est les Autres" , disait-il. Selon moi,il n'avait pas tort. Mais pas raison non plus. Car si l'enfer c'est les autres, les autres sont aussi notre raison d'exister, à des fins plus ou moins honorables. Et c'est aujourd'hui à tous ces Autres, que je m'adresse. They'll never know...
Elle ne saura jamais que récemment j'ai cru mourir. Que ma vie s'arrêtait, que mon cœur cessait de battre. Qu'il refuserait de battre sans elle.
Il ne saura jamais qu'il m'a brisé le cœur, et qu'avec mes larmes ont coulé toute ma naïveté, mes espérances, et mon innocence.
Elle ne saura jamais que j'ai tout fait pour lui plaire, moi , ma maladresse et mes deux pieds gauches , depuis mon arrivée dans un monde qui est le sien.
Il ne saura jamais qu'il est celui que j'ai le mieux aimé, du plus bel amour, et que le seul souvenir de cet amour me fait croire en la vie.
Elles ne sauront jamais qu'elles ont bouleversé ma vie, la rendant merveilleuse et noyée d'éclats de rire.
Il ne saura jamais que j'ai peur de revivre la même chose, de tout gâcher à nouveau.
Elle ne saura jamais que je ne peux affronter les stigmates du temps au coin de ses yeux.
Il ne saura jamais qu'il n'était qu'un mensonge.
Mais ils ne sauront jamais que ces mots sont pour eux.
"Ces interdits visaient particulièrement l'espèce féminine;une dame "comme il faut" ne devait ni se décolleter abondamment,ni porter des jupes courtes,ni teindre ses cheveux,ni les couper,ni se maquiller,ni se vautrer sur un divan,ni embrasser son mari dans les couloirs du métro : si elle transgressait ces règles,elle avait mauvais genre." Simone de Beauvoir - Mémoires d'une jeune fille rangée
dimanche 21 juin 2009
samedi 20 juin 2009
I know I know I know

Juste une envie d’écrire, ce soir. T’écrire de m’attendre. Je sais que c'est dur d'essayer de me comprendre. Les mots sont là, les regards aussi, je ne te trompe pas, c'est à moi-même que je mens. Je sais que c'est difficile de savoir ce que l'on veut. Je n'en sais rien, tu l'as bien compris. En fin de compte, tu me connais si bien. Tu m'analyses, tu sais qui je suis, et pourtant tu es toujours là. Nous sommes deux heureuses âmes en peine. Quand je me voile les yeux pour mieux masquer mon cœur, tu me vois, et le reflet me parvient.Malgré mes précautions, imprécations, résignations, le sparadrap se décolle, s'envole. Je le rattrape juste à temps, mais je sais très bien qu'à force,il ne colle plus.
mercredi 10 juin 2009
I know who you are. And I'm disappointed.

Dernier cours d'Histoire de l'Art. Concentration... Non,je laisse tomber, je n'y arrive pas. Mondrian ne peut plus m'atteindre, il glisse sur moi comme la pluie le long des carreaux, balayée bientôt par une éclaircie soudaine. Brutale. De la haine. Du dégoût. Mais surtout une déception profonde, qui me tord les entrailles, me donne la nausée. Je voudrais vomir ces dix mois d'amour. Prisonnière, je me suis échappée. Mais toi, unique geôlier , tu te laisses mourir, soulevant une vague de pitié tout autour de toi. Ils te voient derrière ces barreaux, mais ne savent pas qu'ils sont à toi, et que tu détiens la clé dans ta poche. Hypocrite. Tu ne m'attaques plus, mais tu détruis mon monde. "Ne gâche pas tout", t'aurais-je demandé il y a quelques temps. Mais aujourd'hui, mon discours est tout autre. C'en est fini des imprécations inutiles. Je n'espère plus rien,n'attends plus rien de toi. Tu ne fais plus partie de ma vie, et je t'empêcherai d'y entrer et de la saccager comme tu te plais à le faire. "Laisse-moi partir" ne sera pas le mot de la fin. Ce sera "Je m'en vais".
vendredi 22 mai 2009
Temporary insanity.

Je suis d'humeur à faire une grande folie. Elle ne me fait plus peur, elle me fascine, me conquiert, me domine. Elle est apparue en un instant (je ne l'ai même pas vue entrer) et a fait le vide dans ma tête. C'est que j'en avais besoin!
Elle a balayé les doutes, les tracas, la nostalgie, l'appréhension. Et elle me parle,pleine de bons conseils...La folie serait-elle sage? "Ne regarde pas le passé,il ne reviendra pas. Ne te projette pas dans le futur,il n'est pas encore arrivé. Sois-toi même, regarde le ciel, évanouis-toi dans son immensité. Mais garde les pieds sur terre, ressens-la, que toute ton âme pèse sur elle.Oui,tu la connais cette sensation. Ce lâcher-prise mêlé d'une impression de pouvoir tout contrôler. C'est ça,la vie."
Alors je l'écoute, cette douce folie. Elle est là,présente sous toutes les formes. Un fou-rire avec des amis. Une chorégraphie maîtrisée. L'inspiration qui vient et vous tient réveillée jusqu'au milieu de la nuit. Le parfum du printemps qui s'installe autour et à l'intérieur de vous. La caresse d'un homme...
Carpe Diem .
lundi 11 mai 2009
Adieu mes 16 ans.
On n'est pas sérieux quand on a 17 ans... Je n'ai jamais aussi bien compris,ressenti,vécu cette phrase qu'aujourd'hui.
Je regarde ma vie, ces dernières années, et cette rétrospection factice me semble bien inutile.Ridicule espoir, vaines tentatives de trouver des indices sur une vie à venir en analysant mes souvenirs. Nous ne sommes pas la suite logique de ce que nous étions. Dans la vie, la logique n'existe pas. Ce sont seulement deux parallèles, celles des choix et des occasions, qui parfois se croisent. Impossible? Je vous l'ai dit, il n'y a rien de moins logique que la vie. Et pourtant,elle est bien là, palpable,pâte à modeler notre avenir. On en choisit la forme,la couleur... La vie est faite de décisions. "Seuls les actes décident de ce qu'on a voulu".
Jusqu' à ce soir, j'aurai seize ans. Jusqu'à ce soir, je suis ce chiffre, dont le "z" est aussi amer qu'un zeste de citron. Et ce "s", que fut-ce pour moi? Un serment de plus, une soumission? Tout sauf une solution. Ce n'en était pas une, car ce n'était pas souhaité, bien que souhaitable. Ce n'était pas MON souhait. C'était le double "s" du verbe "s'assagir". Regardez sa forme pronominale, même la conjugaison me montre du doigt! Subir. C'est terminé. Le soleil était caché, cet halogène est démasqué. Supercherie.
Demain, j'ouvrirai les fenêtres. Le latin dira "dies". Mes décisions seront à prendre. Dangereuses, peut-être. Drôles, sûrement. Délirantes. Déraisonnables. Différentes. Dix-sept.
Je regarde ma vie, ces dernières années, et cette rétrospection factice me semble bien inutile.Ridicule espoir, vaines tentatives de trouver des indices sur une vie à venir en analysant mes souvenirs. Nous ne sommes pas la suite logique de ce que nous étions. Dans la vie, la logique n'existe pas. Ce sont seulement deux parallèles, celles des choix et des occasions, qui parfois se croisent. Impossible? Je vous l'ai dit, il n'y a rien de moins logique que la vie. Et pourtant,elle est bien là, palpable,pâte à modeler notre avenir. On en choisit la forme,la couleur... La vie est faite de décisions. "Seuls les actes décident de ce qu'on a voulu".
Jusqu' à ce soir, j'aurai seize ans. Jusqu'à ce soir, je suis ce chiffre, dont le "z" est aussi amer qu'un zeste de citron. Et ce "s", que fut-ce pour moi? Un serment de plus, une soumission? Tout sauf une solution. Ce n'en était pas une, car ce n'était pas souhaité, bien que souhaitable. Ce n'était pas MON souhait. C'était le double "s" du verbe "s'assagir". Regardez sa forme pronominale, même la conjugaison me montre du doigt! Subir. C'est terminé. Le soleil était caché, cet halogène est démasqué. Supercherie.
Demain, j'ouvrirai les fenêtres. Le latin dira "dies". Mes décisions seront à prendre. Dangereuses, peut-être. Drôles, sûrement. Délirantes. Déraisonnables. Différentes. Dix-sept.
samedi 9 mai 2009
Don't take,don't take, don't take it so lightly.

Ils se permettent de te dire de ne pas pleurer. Mais pleure,mon alouette,oui pleure des jours durant. Penche-toi à ta fenêtre, le monde doit savoir ce que tu ressens. Pleure sur les arbres, sur les maisons, sur les enfants. Ils comprendront plus tard. Pleure sur les routes, pleure sur les champs. Pleure sur les nuages, pleure sur le ciel. Il s'est arrêté de gronder, te laissant ce privilège.Pleure sur mon épaule,mon alouette, baigne-moi de tes larmes,noie-moi dans ta souffrance. Fais-là couler le long de tes joues, de ta peau,le long du sol. Infiltre le monde de ta tristesse, fais transpirer l'air de tes équimoses. Des arbres pousseront par la seule force de ton chagrin.
Un jour, grimpant à ces arbres,il croquera dans un des fruits. Et à son tour,il pleurera.
jeudi 7 mai 2009
I don't like new guys, new guy.

Nous sommes là,sous le soleil timide du printemps,comme deux pauvres idiots qui marchons sans but. Un pas régulier, les yeux dans le vague, on tourne en rond. Le soleil a la tête qui tourne, et nous aussi,mais nous ne pouvons pas nous arrêter. Les paroles fusent, les explications s'ébauchent puis se perdent. Et tout à coup,un nom. Nous marchons encore, mais la nouvelle se répand comme un poison dans nos cœurs, une douche glacée intérieure. Le soleil brille, moqueur. Nous marchons toujours,côte à côte, nous regardons nos pieds, ils avancent sans nous. Nous regardons ailleurs, mais surtout pas derrière. Non,nous ne voulons pas,nous ne pouvons pas reculer. A quoi cela servirait-il, nous devons marcher! Alors dans ces tours qui se répètent, cette symphonie interminable, nous exécutons notre tâche. Toujours avancer, les pieds en sang, les jambes lourdes... Une seule consolation : dans quelques minutes, nous ne nous en apercevrons même plus.
vendredi 1 mai 2009
Meurs-moi.

Ton sourire me mord, m'arrache le cœur. Épine qui me tue, m'enserre, me boit, délecte-toi de ma peau, de mes os. Ils sont à toi. Le silence se fait, la pluie ne parle plus. Son discours jaloux n'a plus d'emprise sur toi. Et moi, je suis prise. Prise par ce désir, cette envie de tordre mon âme, de la réduire en miettes, en cendres, et de souffler sur toi ces petits bouts de moi. Tu les inspires, les absorbes. Je me mélange à ton être, au rouge de ta chair, au bleu de tes veines. Tu m'insuffles ta vie. Tes dents déchirent mes viscères, tu te délectes, tu revis. Et dans tes yeux je vois ce bonheur insupportable, cette grâce de bas-étage, le venin qui s'installe. Amour, tu es ma plus belle douleur.
City on (f)eyre

Tu l'avais façonnée, conçue à ton image
Pour qu'en ses yeux tu puisses entrevoir ton visage
La courbe de ses reins, la couleur de ses cheveux
De tout son être, alors, tu dis être amoureux
Mais , cruel prédateur, ton amour si sincère
Devient vite malsain, et à la gorge la serre.
Elle étouffe, elle suffoque, asphyxie sous tes doigts
Et toi, en souriant, tu ne la libères pas.
Tu regardes sa vie, s'envoler, volatile
Elle te supplie mais toi jamais tu ne vacilles
Des heures de vie s'écoulent, celle de ta jolie rousse...
Regarde ses seize ans , ils coulent sur ton pouce.
Point.
Cherche-moi.
Cherche, là.
Cherche-la, cette douce enfant.
Mais tu ne la trouveras pas.
A bout de nerfs, à bout de souffle,elle est partie.
Elle a implosé.
Voilà tout.
Cherche, là.
Cherche-la, cette douce enfant.
Mais tu ne la trouveras pas.
A bout de nerfs, à bout de souffle,elle est partie.
Elle a implosé.
Voilà tout.
I try to forget, but...
"Oublier". Quel joli mot. Dans le dictionnaire,on trouverait "perdre le souvenir de". Mais c'est impossible. Un souvenir ne se perd pas,il se range,se cache, mais on sait qu'il suffit d'ouvrir ce tiroir, de soulever quelques feuilles entassées, quelques souvenirs eux aussi conservés bien au chaud là où ils ne dérangent pas,où ils ne troublent pas, où ils ne perdent pas de place, et on le retrouve.
Le souvenir ne change pas, ne nous change pas. On le retrouve un jour en été, un autre en hiver,le cadrage et l'objet restent les mêmes.seul l'éclairage est différent. Le souvenir ne se jette pas,il est indestructible, on pourrait même penser qu'il se régénère.
Il y a les souvenirs que l'on voudraient garder en tête à chaque instant, mais qui nous attristent à n'être que des souvenirs, que du passé. Des évènements immortels que l'on voudrait revivre,juste pour une éternité.Il y a aussi les souvenirs qui fâchent, qui peinent,que l'on voudrait rayer à tout jamais, et recouvrir d'énormes ratures, des mots "erreur","regret" et "remord" au marqueur indélébile. Mais ils restent limpides, immaculés et bien
cruels.
Dis-moi encore d'oublier...
Le souvenir ne change pas, ne nous change pas. On le retrouve un jour en été, un autre en hiver,le cadrage et l'objet restent les mêmes.seul l'éclairage est différent. Le souvenir ne se jette pas,il est indestructible, on pourrait même penser qu'il se régénère.
Il y a les souvenirs que l'on voudraient garder en tête à chaque instant, mais qui nous attristent à n'être que des souvenirs, que du passé. Des évènements immortels que l'on voudrait revivre,juste pour une éternité.Il y a aussi les souvenirs qui fâchent, qui peinent,que l'on voudrait rayer à tout jamais, et recouvrir d'énormes ratures, des mots "erreur","regret" et "remord" au marqueur indélébile. Mais ils restent limpides, immaculés et bien
cruels.
Dis-moi encore d'oublier...
Sors-moi de ma bulle.

Me voilà devant toi,devant eux. Ils m'observent avec étonnement, je les regarde avec envie. Je suis dans ma bulle. Elle semble parfaite : nette, ronde et brillante. Pour eux, elle est fragile, éphémère , mais ils ont tort. Je suis prisonnière depuis si longtemps. Sa brillance me tue, attise ma colère, ma soif qu'elle ne peut étancher.Je vis par respiration artificielle , et je suffoque, l'air est trop chaud. Mais je ne peux rien faire. Oui,cette bulle m'est indestructible. Plusieurs fois j'ai tenté de l'éventrer. Plusieurs fois j'ai tenté de m'échapper. Mais j'ai beau y mettre toutes mes forces, mes ongles rongés ne parviennent pas à la détruire. Parfois, elle semble vulnérable, pourtant. Mais elle n'éclate pas. Non,elle enfle, se déforme, pour revenir plus brusquement, plus violemment, plus sauvagement à sa place initiale. Et moi avec.
I just don't know what to do with myself
Je ne sais pas ce que je fais. Je ne sais pas ce que je veux. Alors à quoi bon faire ce que je prétends vouloir? Les cartons s'empilent,les piles s'entassent et les tasses s'en tirent sans aucune casse. Où suis-je? Pourquoi? C'est comme si je me réveillais après de nombreuses années passées dans le coma. Je ne reconnais plus rien, et je m'étonne. Est-ce le choix que j'ai fait? Je suis enterrée vivante...
J'ai cru pouvoir m'en sortir. J'ai cru que tout allait bien. J'ai cru aimer tout ça. Comme je suis crédule,n'est-ce pas? Je passe mes journées à ressasser ce que j'ai, et à me persuader que cela me convient.
Tout à coup, l'explosion. Je voudrais hurler à vos tympans, que vous saigniez ma douleur. Mon cœur se tord,il étouffe,agonise...
Mourons un peu, on vivra mieux demain.
J'ai cru pouvoir m'en sortir. J'ai cru que tout allait bien. J'ai cru aimer tout ça. Comme je suis crédule,n'est-ce pas? Je passe mes journées à ressasser ce que j'ai, et à me persuader que cela me convient.
Tout à coup, l'explosion. Je voudrais hurler à vos tympans, que vous saigniez ma douleur. Mon cœur se tord,il étouffe,agonise...
Mourons un peu, on vivra mieux demain.
Butterflies and hurricanes.
e suis ce petit homme de trois ans à peine, qui d'une main dévore son pain au chocolat en égrenant chaque miette,discrètement,aux coins de sa bouche, et promène de l'autre main son chien en bois,qui roule,roule dans une cacophonie unique à l'enfance... Je suis la jeune femme qui rentre, le regard décidé, dans un immeuble de verre, belle, forte et déterminée. Je grandis grâce à ses talons aiguilles, corne du bout des doigts le dossier qu'elle tient dans sa main droite. Je suis cette vieille femme, courbée par le poids des années, et de l'amour qu'elle garde en elle. Tant d'amour que je suis sur le point d'éclater, de laisser ces petits lambeaux de cœur gésir sur les trottoirs sales. Je suis cet homme qui regrette tellement de l'avoir laissée partir, elle, son trésor,qui était tout pour lui, et qui reste là, pris au piège par sa torpeur, la porte ouverte sur la rue. Je suis ce vieillard qui sort de la boulangerie, un sourire aux lèvres, se rappelant tous les bons moments de sa vie, se première rencontre avec sa femme, cinquante ans plus tôt, dans cette même rue. Je suis cette mère qui éprouve la plus merveilleuse peur du monde en blottissant pour la première fois ce petit être fragile, de quelques minutes à peine, au creux de ses bras. Je suis cette jeune fille,le doute au fond des yeux,cette fille qui connaît tout mais ne reconnaît rien ,qui cherche sa voie.
Je suis chacun de vous.
Je suis chacun de vous.
It will be fun. It will be us.
On dit que la nostalgie revient lorsque le présent n'est pas à la hauteur du passé ... Alors,dis-moi,mon ange,qu'en déduis-tu? Les moments passés,éphémères, parfois représentent bien plus qu'une image passagère. Ils durent éternellement,c'est vrai. Mais non. C'est pire que ça . Ou mieux. Juste être là , devenir nostalgique du présent en te regardant dans les yeux. Et toi, mon diamant, sourire en repensant à nos moments merveilleux, mais sourire encore plus en pensant à ce qui pourrait arriver. Non, à ce qui arrivera. Le souffle que tu m'insuffles est éternel. Et plus encore.
Bye Bye Beauté
Adieu,ma magnifique. Tu as tissé ta toile,mais il est temps de tout nettoyer. Oh,ma perfide, si tu savais comme je t'ai détestée. Le ressentiment ne cesse d'ailleurs de me parcourir lorsque je pense à toi. Tes doucereuses envies, et tes actes désastreux. Ta soif de vengeance, de pouvoir. Me supprimer, m'anéantir,me faire perdre espoir un peu plus chaque jour. Mais semblerait-il,mon adorable,que toi aussi , même toi, aies besoin de reconnaissance , d'amour,qui sait? Alors, parmi tous tes actes de barbarie, un seul cadeau, pour que je t'apprécie peut-être. Heureusement, il perdure, et toi,tu sombres, tu t'éteins.
Je fêterai avec joie le dernier de tes souffles.
Je fêterai avec joie le dernier de tes souffles.
For blue, blue skies.
Une vague de sentiments qui vous submerge dès les premières notes, une bourrasque de sensations qui vous pénètre jusqu'au creux de votre âme. Le cœur qui bat au même rythme que la musique, un soupir et il s'arrêterait presque. On oublie le présent,le passé,le futur. On ne cherche même pas à rattacher ces sons à un évènement,un souvenir. On oublie même qu'on existe. On ne se sent pas vivant, car c'est cette chanson,plus que la vie, qui coule dans nos veines. Oui, c'est elle. Seulement elle. Et pour toujours.
Go back. Please.
- Tu le connais bien?
- Non. Mais je le connais trop.
La magie a disparu. Le déclic, le je-ne-sais-quoi, tout s'est effacé. Les sourires ne sont plus les mêmes. Et les regards,oui,oh surtout les regards, ils auraient bien changé. Un beau rêve estompé,détruit,brisé pas une réalité si décevante. Et tu lui en veux, tu t'en veux, d'avoir fait tout ton possible, d'avoir lutté pour rien.Tu as raison,cher ange, maintenant tu le connais beaucoup trop.
- Non. Mais je le connais trop.
La magie a disparu. Le déclic, le je-ne-sais-quoi, tout s'est effacé. Les sourires ne sont plus les mêmes. Et les regards,oui,oh surtout les regards, ils auraient bien changé. Un beau rêve estompé,détruit,brisé pas une réalité si décevante. Et tu lui en veux, tu t'en veux, d'avoir fait tout ton possible, d'avoir lutté pour rien.Tu as raison,cher ange, maintenant tu le connais beaucoup trop.
You could be.
Oublie-moi, je t'en prie, oublie-nous. Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Sans bruit. Dans l'obscurité. Je fais comme eux. Ils étaient fous. Oh, doux sentiment de tout contrôler, submergé par une volonté de tout détruire. Et sourire. Montrer de toutes ses dents les malheurs de la vie. Ce n'était pas pour nous. Juste envie de me sentir toute petite. Vulnérable. Le choix n'est pas difficile quand il n'y en a pas. Te regarder. T'implorer cent fois. Et remercier le ciel. Non. C'en est fini de tout ça. Il est trop tard, je ne suis plus. Des souvenirs. Le cœur qui se serre, délicieuse douleur. Jamais plus. Du moins, pas maintenant. Alors une dernière fois,je t'en supplie. Adieu. C'est faux. Pardon. Le temps n'est rien.
It's not over yet.
De la beauté à l'état brut. Une beauté qui fait mal, qui pince le cœur, tord les entrailles et ronge l'âme. Une beauté qui coupe le souffle, littéralement, empêche de respirer, de bouger, de penser. Un bonheur intense et un désespoir sans fond. Un diamant qui tue, qui dévore, qui déchiquète des lambeaux de vie, de corps, de peau. Mais quand ça s'arrête,on veut que ça recommence. A tout prix.
A la mémoire de Rose Lefèvre.
Juste une envie d'écrire,ce soir,trop forte. Trop de choses gardées pour moi,j'ai envie de hurler en silence. Tout d'abord pour toi, petite Rose fanée, qui me regarde à présent de là-haut. Soit mon ange-gardien, mon petit ange fort et fragile à la fois. Non,je ne t'avais pas oubliée. Mais,comme tu dois le voir maintenant, mon cœur est malheureusement rempli de toutes sortes de choses.
Laissées par toutes sortes de gens. De la douleur, de la peine. De la rancœur. Et beaucoup d'amertume.Je me rappelle alors,à chaque fois,que je n'en suis pas morte. C'est mon seul moyen de me sentir vivante. Autant de poids sur des épaules si frêles. Non, peut-être pas, en fin de compte. Il semblerait que je sois plus forte que je ne le crois. Vous pesez tous sur moi, sans répit. Et pourtant je suis toujours là, debout, face à vous. Vous vous accrochez à mes bras,à mes mains, mes vêtements détendus sont le fruit de votre histoire. Et pourtant, vous sentant prêts à fléchir, je suis celle qui vous rattrape, qui vous invite,qui vous sauve. Tous suspendus à mes branches, tous autant que vous êtes.
Je suis votre chêne, je suis votre roseau. Mais le jour arrivera où vous me retrouverez déracinée, sans vie, tranchée à cause d'une fêlure profonde sous l'écorce ou arrachée avec véhémence par une main habile. Et là, prophétique, une pluie de douleur s'abattra sur vos mondes. Elle vous fera glisser jusqu'à terre. Et vous devrez alors réapprendre à marcher. Sans moi.
Laissées par toutes sortes de gens. De la douleur, de la peine. De la rancœur. Et beaucoup d'amertume.Je me rappelle alors,à chaque fois,que je n'en suis pas morte. C'est mon seul moyen de me sentir vivante. Autant de poids sur des épaules si frêles. Non, peut-être pas, en fin de compte. Il semblerait que je sois plus forte que je ne le crois. Vous pesez tous sur moi, sans répit. Et pourtant je suis toujours là, debout, face à vous. Vous vous accrochez à mes bras,à mes mains, mes vêtements détendus sont le fruit de votre histoire. Et pourtant, vous sentant prêts à fléchir, je suis celle qui vous rattrape, qui vous invite,qui vous sauve. Tous suspendus à mes branches, tous autant que vous êtes.
Je suis votre chêne, je suis votre roseau. Mais le jour arrivera où vous me retrouverez déracinée, sans vie, tranchée à cause d'une fêlure profonde sous l'écorce ou arrachée avec véhémence par une main habile. Et là, prophétique, une pluie de douleur s'abattra sur vos mondes. Elle vous fera glisser jusqu'à terre. Et vous devrez alors réapprendre à marcher. Sans moi.
It's over. We had sex last night.
"Il n'a pas souffert.". Comment peuvent-ils savoir? Sait-on quel effet cela fait de partir peu à peu? Que ressent-on lorsque l'on sent la vie s'échapper, transpirant par notre peau ? Quand notre corps devient juste un corps,lambda, sans attaches, et qu'on le regarde en spectateur? Que se passe-t-il dans notre tête, voyons-nous notre vie défiler en quelques secondes, de notre naissance à cet instant, et vice-versa? Avons-nous une vision distincte de ces neuf mois de notre existence que nous ne connaissons pas,ne pouvons pas connaître? Oui,en mourant,ressentons-nous pour la première fois ce que c'est que de naître? Voyons-nous la résolution future des problèmes que nous laissons derrière nous, afin de trouver la paix? Ou au contraire notre dernier souffle est-il chargé de nos regrets?
Stop acting like that.
Look me in the eye and tell me you dont find me attractive
Look me in the heart and tell me you wont go
Oui,regarde moi. Dis-le moi, à voix haute. Je voudrais blesser ton orgueil comme tu as blessé le mien. Le voilà étendu,à terre, faible et vulnérable. Me voilà vulnérable. Je t'en supplie,arrête. Sois honnête. Tu joues avec moi au chat et à la souris, sans jamais choisir lequel des deux jouer. Alors assume, je t'en prie, arrête. Et c'est ce qui me retient, tu le sais. Je me rapproche du pommier, même si je sais qu'il est empoisonné... Cruauté,tu m'as fait tienne.
Look me in the heart and tell me you wont go
Oui,regarde moi. Dis-le moi, à voix haute. Je voudrais blesser ton orgueil comme tu as blessé le mien. Le voilà étendu,à terre, faible et vulnérable. Me voilà vulnérable. Je t'en supplie,arrête. Sois honnête. Tu joues avec moi au chat et à la souris, sans jamais choisir lequel des deux jouer. Alors assume, je t'en prie, arrête. Et c'est ce qui me retient, tu le sais. Je me rapproche du pommier, même si je sais qu'il est empoisonné... Cruauté,tu m'as fait tienne.
We're half awake in a fake empire.
Pourquoi? Pourquoi tout ça? Arrête de te poser tant de questions,cher ange. Rentre chez toi. Calme toi. Pense à eux,ou ne pense à rien. Oublie-les. Oublie-moi. Ils ne comprendraient pas. C'est vrai que ça n'a pas de sens. Oui,pourquoi? Tu n'es pas seule,cher ange. La même galère,les mêmes épreuves, la même vie,la même fin. Et plus ou moins le même parcours. Tu sais très bien que c'est faux. Qu'ils ne sont pas toi. Qu'ils ne sont pas lui. Les saisons défilent,toi aussi. Sans cesse éclairée,tu aimerais juste respirer,cher ange. Faire le vide, ne plus être capable de réfléchir. Ça ne sert à rien,de toutes façons. Ferme les yeux. Profite. N'aies pas peur d'être heureuse. C'est ton choix. C'est ton droit. Et ça passe tellement vite.
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