vendredi 1 mai 2009

City on (f)eyre


Tu l'avais façonnée, conçue à ton image
Pour qu'en ses yeux tu puisses entrevoir ton visage
La courbe de ses reins, la couleur de ses cheveux
De tout son être, alors, tu dis être amoureux

Mais , cruel prédateur, ton amour si sincère
Devient vite malsain, et à la gorge la serre.
Elle étouffe, elle suffoque, asphyxie sous tes doigts
Et toi, en souriant, tu ne la libères pas.

Tu regardes sa vie, s'envoler, volatile
Elle te supplie mais toi jamais tu ne vacilles
Des heures de vie s'écoulent, celle de ta jolie rousse...
Regarde ses seize ans , ils coulent sur ton pouce.

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