"Ces interdits visaient particulièrement l'espèce féminine;une dame "comme il faut" ne devait ni se décolleter abondamment,ni porter des jupes courtes,ni teindre ses cheveux,ni les couper,ni se maquiller,ni se vautrer sur un divan,ni embrasser son mari dans les couloirs du métro : si elle transgressait ces règles,elle avait mauvais genre." Simone de Beauvoir - Mémoires d'une jeune fille rangée
vendredi 1 mai 2009
It's over. We had sex last night.
"Il n'a pas souffert.". Comment peuvent-ils savoir? Sait-on quel effet cela fait de partir peu à peu? Que ressent-on lorsque l'on sent la vie s'échapper, transpirant par notre peau ? Quand notre corps devient juste un corps,lambda, sans attaches, et qu'on le regarde en spectateur? Que se passe-t-il dans notre tête, voyons-nous notre vie défiler en quelques secondes, de notre naissance à cet instant, et vice-versa? Avons-nous une vision distincte de ces neuf mois de notre existence que nous ne connaissons pas,ne pouvons pas connaître? Oui,en mourant,ressentons-nous pour la première fois ce que c'est que de naître? Voyons-nous la résolution future des problèmes que nous laissons derrière nous, afin de trouver la paix? Ou au contraire notre dernier souffle est-il chargé de nos regrets?
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