dimanche 21 juin 2009

Toutes ces choses qu'on se s'est pas dites.

Hello, goodbye : notre vie est une série de rencontres. Elles passent près de nous comme les villes sur notre route. Éphémères ou durables, impromptues ou préméditées,agréables ou décevantes,elles finissent pourtant par nous marquer. Parfois,un visage reste en tête durant des mois, première vision au lever du soleil, et dernière pensée avant de rejoindre Morphée. Et parfois, d'une situation particulière apparaît comme un mirage une personne oubliée. "L'enfer c'est les Autres" , disait-il. Selon moi,il n'avait pas tort. Mais pas raison non plus. Car si l'enfer c'est les autres, les autres sont aussi notre raison d'exister, à des fins plus ou moins honorables. Et c'est aujourd'hui à tous ces Autres, que je m'adresse. They'll never know...

Elle ne saura jamais que récemment j'ai cru mourir. Que ma vie s'arrêtait, que mon cœur cessait de battre. Qu'il refuserait de battre sans elle.

Il ne saura jamais qu'il m'a brisé le cœur, et qu'avec mes larmes ont coulé toute ma naïveté, mes espérances, et mon innocence.

Elle ne saura jamais que j'ai tout fait pour lui plaire, moi , ma maladresse et mes deux pieds gauches , depuis mon arrivée dans un monde qui est le sien.

Il ne saura jamais qu'il est celui que j'ai le mieux aimé, du plus bel amour, et que le seul souvenir de cet amour me fait croire en la vie.

Elles ne sauront jamais qu'elles ont bouleversé ma vie, la rendant merveilleuse et noyée d'éclats de rire.

Il ne saura jamais que j'ai peur de revivre la même chose, de tout gâcher à nouveau.

Elle ne saura jamais que je ne peux affronter les stigmates du temps au coin de ses yeux.

Il ne saura jamais qu'il n'était qu'un mensonge.

Mais ils ne sauront jamais que ces mots sont pour eux.

samedi 20 juin 2009

I know I know I know


Juste une envie d’écrire, ce soir. T’écrire de m’attendre. Je sais que c'est dur d'essayer de me comprendre. Les mots sont là, les regards aussi, je ne te trompe pas, c'est à moi-même que je mens. Je sais que c'est difficile de savoir ce que l'on veut. Je n'en sais rien, tu l'as bien compris. En fin de compte, tu me connais si bien. Tu m'analyses, tu sais qui je suis, et pourtant tu es toujours là. Nous sommes deux heureuses âmes en peine. Quand je me voile les yeux pour mieux masquer mon cœur, tu me vois, et le reflet me parvient.Malgré mes précautions, imprécations, résignations, le sparadrap se décolle, s'envole. Je le rattrape juste à temps, mais je sais très bien qu'à force,il ne colle plus.

mercredi 10 juin 2009

I know who you are. And I'm disappointed.


Dernier cours d'Histoire de l'Art. Concentration... Non,je laisse tomber, je n'y arrive pas. Mondrian ne peut plus m'atteindre, il glisse sur moi comme la pluie le long des carreaux, balayée bientôt par une éclaircie soudaine. Brutale. De la haine. Du dégoût. Mais surtout une déception profonde, qui me tord les entrailles, me donne la nausée. Je voudrais vomir ces dix mois d'amour. Prisonnière, je me suis échappée. Mais toi, unique geôlier , tu te laisses mourir, soulevant une vague de pitié tout autour de toi. Ils te voient derrière ces barreaux, mais ne savent pas qu'ils sont à toi, et que tu détiens la clé dans ta poche. Hypocrite. Tu ne m'attaques plus, mais tu détruis mon monde. "Ne gâche pas tout", t'aurais-je demandé il y a quelques temps. Mais aujourd'hui, mon discours est tout autre. C'en est fini des imprécations inutiles. Je n'espère plus rien,n'attends plus rien de toi. Tu ne fais plus partie de ma vie, et je t'empêcherai d'y entrer et de la saccager comme tu te plais à le faire. "Laisse-moi partir" ne sera pas le mot de la fin. Ce sera "Je m'en vais".