jeudi 30 décembre 2010

dimanche 21 mars 2010

Quand tous les autres m'ont dépassée et que je les vois courir devant, si loin de moi, toi, tu t'arrêtes. "Je n'en peux plus", je crie épuisée, à bout de forces. Alors toi tu ne me réponds pas, comme tant d'autres, de me surpasser, de puiser dans ce qui n'existe déjà plus, il est déjà trop tard pour ça. Non, toi tu m'entends, tu m'écoutes, et tu reviens sur tes pas. Tu me rejoins et m'insuffle le souffle qui me manque. Tu prends ma main, et tu cours avec moi. Comme lorsque, petite fille, je sentais deux bras protecteurs pousser mon vélo. Juste avant de filer, d'avancer à toute vitesse. Avec hésitation peut-être. Mais avec fierté.

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