jeudi 30 décembre 2010

mercredi 20 janvier 2010

Pourquoi cette impression que tous les mercredis sont des déceptions, des sauts dans le vide, des portes qui se claquent sur mes doigts? Pourquoi cette sensation que je vais imploser, que je suis à bout de nerfs, et que ce mal s'évapore de ma peau, de chaque pore? J'ai le sentiment que la fin est proche en ce milieu de semaine. Tous les mercredis, je craque. Tous les mercredis, je mets de côté les "carpe diem", les moments de bonheur du week-end, tout ça, j'oublie. Alors le mercredi, j'écris, je me dis que ça ira mieux, mais je ne le pense pas le moins du monde. J'attends seulement. Je cours après les autres quatre jours par semaine, aujourd'hui c'est celui où j'aimerais que l'on me courre après. Qu'on me dise "Attends-moi, colle-toi à moi, on va respirer ensemble." Parce que ce mercredi, je ne sais plus comment on fait. Ce mercredi, je ne veux plus inspirer,je ne peux plus, c'est bloqué. J'expire, j'expire, expire mais ça fait mal. Encore plus mal quand je me dis "Garde de l'air, tu en auras besoin, les deux jours qui viennent." Après ce deux jours où je respire par la bouche, lentement, agonisante, que vais-je devoir faire? J'ai bien peur de me rendre compte que j'ai la tête sous l'eau. Quitte à nager, autant le faire à grandes brasses vers le fond et cogner mon ventre sur le carreau de la piscine, en espérant avoir assez d'air pour l'atteindre, le frapper de toutes mes forces et remonter en flèche. Mais non, me voilà allongée dans quelques décimètres cubes, les poings liés dans le dos, la pointe de mon nez frôlant presque la surface. Je vous regarde et j'attends. Viendrez-vous?

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