"Ces interdits visaient particulièrement l'espèce féminine;une dame "comme il faut" ne devait ni se décolleter abondamment,ni porter des jupes courtes,ni teindre ses cheveux,ni les couper,ni se maquiller,ni se vautrer sur un divan,ni embrasser son mari dans les couloirs du métro : si elle transgressait ces règles,elle avait mauvais genre." Simone de Beauvoir - Mémoires d'une jeune fille rangée
samedi 5 novembre 2011
Make you feel my love
Mes mains tremblent, mes yeux me brûlent… « C’est fini », tu as dit. Même écrit je n’y crois pas… Je ne peux pas y croire. J’ai tout gâché, j’ai laissé passer un homme merveilleux. Mon homme. J’ai tout gardé pour moi, je voulais te dire que je t’aimais dans une explosion de joie, pas à travers un torrent de larmes. Je ne vois que par toi, alors excuse-moi si ma vue se brouille. Mes sens sont abattus, dans le coma. Je suis en mort sentimentale. Je ne mange plus, il n’y a que tes lèvres que je voudrais presser contre les miennes. Je ne dors plus sans vouloir au réveil que tout ça ne soit qu’un mauvais rêve. Je n’entends plus le monde extérieur, seuls tes mots résonnent dans ma tête. J’ai froid, et ma peau appelle tes bras, je voudrais me blottir contre toi … Je ne peux plus respirer tant que je ne ressens pas ton souffle près de moi. Seul mon cœur me rappelle sa présence car il se serre, ce vide me tord et me ronge…Je suis un peu morte aujourd’hui.
mardi 28 juin 2011
Toujours dans la peur de devenir. Et ainsi, dans le souci d’être.
Un jour je souris, je m’envierais presque. Je m’étonne de tant de bleu dans mon ciel, même les nuages s’éclipsent, pour ne pas déranger. Le lendemain, le soleil est chaud, mais il me laisse de glace : le hasard est cruel, nous le sommes tout autant.
Je préfère rester coite, et ne penser à rien. Ne pas imaginer le futur, le passé fait trop mal. Il m’a engourdie. J’ai des fourmis dans la tête, dans mon corps tout entier, et j’ai besoin de bouger, sur toi, contre toi. Je te regarde et je m’oublie. Ça marche. Cette latence m’est délicieuse, essentielle et confortable. Passive sous le soleil ? Non, rester statique m’est impossible, il n’y a que mes gestes pour traduire ce que je ressens, ce que je refuse. J’ai laissé tomber les mots, les statuts et la candeur.
Je préfère rester coite, et ne penser à rien. Ne pas imaginer le futur, le passé fait trop mal. Il m’a engourdie. J’ai des fourmis dans la tête, dans mon corps tout entier, et j’ai besoin de bouger, sur toi, contre toi. Je te regarde et je m’oublie. Ça marche. Cette latence m’est délicieuse, essentielle et confortable. Passive sous le soleil ? Non, rester statique m’est impossible, il n’y a que mes gestes pour traduire ce que je ressens, ce que je refuse. J’ai laissé tomber les mots, les statuts et la candeur.
Blitz
On oublie, on pense à autre chose, à eux, aux autres. Au ciel qui ne brille plus autant pour elle, à la pluie qui s’abat sur lui. On pense au tonnerre qu’on entend, à la foudre sous nos yeux, à ces lendemains intemporels. On pense au vide autour , il n’y a que lui pour nous combler, nous posséder. On s’oublie ; on relativise, on choisit l’ailleurs.
Et en une fraction de seconde, comme l’arc tendu qui reprend sa place une fois la flèche lancée, « Clac !». « Clac ! » sur mes épaules, qui m’abattent. « Clac » sur mes reins, qui se cambrent. « Clac » dans mon dos. Celle-là je ne l’avais pas vue venir.
Et en une fraction de seconde, comme l’arc tendu qui reprend sa place une fois la flèche lancée, « Clac !». « Clac ! » sur mes épaules, qui m’abattent. « Clac » sur mes reins, qui se cambrent. « Clac » dans mon dos. Celle-là je ne l’avais pas vue venir.
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