Un jour je souris, je m’envierais presque. Je m’étonne de tant de bleu dans mon ciel, même les nuages s’éclipsent, pour ne pas déranger. Le lendemain, le soleil est chaud, mais il me laisse de glace : le hasard est cruel, nous le sommes tout autant.
Je préfère rester coite, et ne penser à rien. Ne pas imaginer le futur, le passé fait trop mal. Il m’a engourdie. J’ai des fourmis dans la tête, dans mon corps tout entier, et j’ai besoin de bouger, sur toi, contre toi. Je te regarde et je m’oublie. Ça marche. Cette latence m’est délicieuse, essentielle et confortable. Passive sous le soleil ? Non, rester statique m’est impossible, il n’y a que mes gestes pour traduire ce que je ressens, ce que je refuse. J’ai laissé tomber les mots, les statuts et la candeur.
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